réconfort

Vivez aujourd’hui comme si c’était le premier

Je sais, vous avez l’habitude d’entendre qu’il faut vivre aujourd’hui comme si c’était le dernier.

Mais si aujourd’hui était votre dernier jour ? Le vivrait vous réellement comme si c’était le dernier ? A danser partout, sauter et crier les bras grands ouverts vers le ciel comme vous le rêviez ?


Laissez moi vous raconter une histoire.

Il était une fois, une demoiselle qui aimait plus que tout ses chevaux.

Elle rêvait de ses chevaux.
Et chaque matin, la première chose qu’elle faisait est d’aller voir ses chevaux afin de savoir si ils avaient bien dormis.

Elle passait des heures à leurs côtés, en parlant avec, leur racontant des histoires, en prenant soin d’eux.
Ce qu’elle adorait, c’était de partir en expédition avec ses chevaux afin de trouver et ramener dans son refuge des chevaux qui cherchaient un endroit dans lequel ils pourraient s’épanouir et s’amuser.

Ses chevaux l’aimaient tout autant qu’elle les aimait.

Les années passèrent, la jeune fille devint une dame.
Et le nombre de chevaux dans son refuge se comptait par millier.

Mais un jour, elle tomba.
Une forte douleur à la poitrine.
Les médecins les plus qualifiés de la région sont venus la voir.

Elle avait un cancer.

  Elle ne lui restait plus que quelques jours avant de devenir lumière.

À ce moment précis, sa passion pour ses chevaux parti.

Elle ne pensa qu’à une chose :
Demain je ne serai plus. Alors à quoi bon ?

Elle attendit sur son lit que les jours deviennent des heures puis des minutes. Elle n’avait plus la joie d’aller les embrasser même une dernière fois.
Ses chevaux l’attendaient, au moins pour lui dire merci de tout ce qu’elle a fait pour eux.

Alors je suis apparu pour ses dernières secondes.

Je lui ai demandé : 
” Que ferais-tu si ta douleur disparaissait ” ?
Voici ce qu’elle m’a répondu les larmes aux yeux :
” Je courrais jusqu’à mes chevaux et j’irai les embrasser chacun après l’autre en leur disant merci ” 

Je ne peux rallonger le temps, mais je peux diminuer la douleur.

Je l’ai prise par la main, son corps se réchauffa et un sourire apparu sur son visage. Puis on décolla de son lit, elle ne touchait plus le sol. Nous volions. je l’emmena jusqu’à ses chevaux pour que ses dernières secondes ils puissent ensemble courir une dernière fois.

La vie devrait être magique,
de la première à la dernière seconde.

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